Le continent africain se passionne pour les MOOCS

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29 septembre 2014

Un ordinateur, une connexion internet, des cours adaptés pour faire émerger les entrepreneurs de demain connectés au reste du monde, et une sérieuse envie d’apprendre : voilà ce qu’il faut pour suivre un Mooc, un cours d’e-learning. 

Massive Open Online Courses, ou Mooc : un acronyme qu’il va falloir retenir. Les grandes écoles et universités francophones le traduisent régulièrement par Flots : Formations en ligne ouvertes à tous. Et c’est bien là que résident toute leur qualité.

De Kinshasa à Niamey, ces cours sont devenus très populaires. La rapidité de l’enseignement (7 semaines) et sa rigueur (les élèves passent des examens à chaque étape) poussent les jeunes Africains francophones à se réunir pour réviser ensemble. Dans les cyber-cafés, chez les parents qui disposent d’un équipement, ils passent leurs samedis à plancher sur leurs examens, devant leurs ordinateurs.

En Afrique, ceux qui veulent apprendre n’ont pas toujours accès à l’université. Le succès des Moocs est d’autant plus important que bon nombre d’étudiants africains n’ont pas de possibilité de suivre une formation qualifiante. Loin d’être marginaux, la majorité des Moocs sont proposés par des acteurs prestigieux du monde Universitaire tel que l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL).

« Comprendre les microcontrôleurs » ou « Ville Africaine » : sur sa plate-forme, l’école suisse propose une trentaine de Moocs, pour plus de 400 000 inscrits. Parmi ceux-ci, pour 2013, seuls 10 073 Africains ont suivi ces cours. L’objectif du président de l’EPFL est d’atteindre le chiffre symbolique de 100 000 étudiants africains.

La Bluezone de Kaloum travaille aujourd’hui conjointement avec l’université de Conakry et l’EPFL afin de pouvoir proposer dès octobre, ces cours prestigieux à tous les jeunes de Conakry qui  souhaiteront y participer.

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