Le Blueincubateur à la Foire internationale de Conakry

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« Malgré les difficultés liées à l’existence de la fièvre  Ebola en Guinée,  j’ai pu m’en sortir grâce à la formation du projet blueincubateur » avance Mamadou Saïd Diallo, fondateur d’Artex Guinée, rencontré ce samedi à la Foire internationale de Conakry. Suivi, formé, encadré et conseillé par le projet Blueincubateur, Mamadou Saïd Diallo expose ses produits et créations depuis l’ouverture de ce grand marché international au Palais du peuple de Conakry.  Dans un entretien accordé à notre rédaction, Mr Diallo évoque le Blueincubateur et ses attentes.

 

tisserand

D’où vous est venue l’idée d’exercer le métier de tisserand ?

J’ai commencé ce métier dans une ONG dans la région du Fouta, créée par une Finlandaise qui aidait la population locale à valoriser le textile guinéen. 15 ans après, j’ai décidé d’ouvrir ma propre entreprise pour aussi contribuer à la valorisation du tissu local guinéen « Made in Guinea ». Pour moi, le tissage est un métier traditionnel extraordinaire, qui ne doit pas disparaître dans notre société moderne.

Comment avez-vous découvert le Blueincubateur ?

C’était  lors d’une exposition avec des investisseurs marocains, j’ai entendu parler du projet Blueincubateur. Je me suis aussitôt inscrit pour suivre la formation. J’ai du talent et de l’expérience dans la création, mais j’ai des difficultés sur tout ce qui est lié à l’informatique. Grâce au Blueincubateur, j’ai fait la rencontre de jeunes entrepreneurs qui m’aident à informatiser mes créations et à gérer ma communication. Cette formation en entreprenariat me permet de bien gérer le peu de fond que je gagne.

Qu’est-ce qui a changé pour vous après cette formation?

Auparavant, je tissais des bandes de 30 cm de largeur. Aujourd’hui, je fais des bandes de plus de 1,30 m de largeur, ce qui est un résultat satisfaisant. J’ai aussi réussi à faire des tissus qui ne se déteignent pas, qui résistent aux machines à laver à n’importe quel degré. Avec mes tissages, je confectionne des rideaux, des chemises mais aussi des boubous 100 % coton « made in Guinée ».

Quelles sont vos attentes du projet ?

C’est de poursuivre la formation, mais surtout d’encourager et d’accompagner de jeunes porteurs de projets innovants. L’entreprenariat est mal compris par les Guinéens. Avec un tel projet pour expliquer aux jeunes l’utilité de l’entreprenariat, la gestion des fonds, je crois que cela va contribuer à diminuer le taux de chômage dans notre pays.

Comment se comporte la clientèle à la Foire Internationale de Conakry ?

Pour le moment, la clientèle m’importe peu. Mon objectif, en participant à cette Foire, est de mettre en valeur le textile guinéen. Pour y parvenir, il faut l’implication de tous, et surtout inciter les Guinéens à acheter le textile local et en faire la promotion à l’international.

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