Bilan des Bluezones de Yattayah, Sonfonia et Kagbelen

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Les Bluezones de Yattayah, Sonfonia et Kagbelen sont opérationnelles depuis une année maintenant. Au service de la localité, elles contribuent aujourd’hui à l’émancipation de la jeunesse en offrant des services de distribution d’eau potable, de connexion internet à haut débit et d’électricité fournie par les batteries LMP du Groupe Bolloré.  Pour dresser le bilan de l’activité de ces sites de la Banlieue de Conakry, la rédaction de Guinée2020 s’est entretenue avec leur responsable, Mme Camara Saran Traoré.

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Pouvez-vous nous dire combien d’adhérents viennent chaque mois dans les Bluezones que vous gérez ?

Dans la Bluezone de Sonfonia, il y a 3563 « Blueliners ». A Yattayah, nous recevons 4081 visiteurs, contre 3095 à Kagbelen.

Pour quelles raisons les Blueliners viennent-ils le plus souvent ?

Tout dépend des Bluezones. Le site Sonfonia est beaucoup plus fréquenté par les étudiants, pour sa proximité de l’Université Général Lansana Conté. Ils viennent pour y étudier, réviser en groupe et aussi pour préparer des exposés.Dans les Bluezones de Kagbelen et Yattayah, c’est plus les Blueliners qui habitent les environs qui viennent profiter de l’électricité.

Ils viennent recharger leur portable et profitent aussi du wifi pour regarder des films. Le débit Internet est souvent ralenti dans ces moments là, c’est pour nous l’occasion de sensibiliser les jeunes au fonctionnement d’un réseau internet, et de leur rappeler de ne pas trop le surcharger.

Si de nombreux services sont mis à disposition gratuitement, leur utilisation reste régulée. Chacun doit pouvoir profiter de la Bluezone dans un esprit de partage et d’équité.

Vous est t-il arrivé de rencontrer des problèmes avec les Blueliners ?

Dans l’ensemble non, tout se passe le plus souvent dans la convivialité et l’esprit de partage voulus sur les Bluezones. Néanmoins, il nous faut parfois rappeler aux jeunes quelques règles d’usage afin qu’ils maintiennent les équipements et les installations en bon état.

Si vous deviez changer quelque chose, que changeriez-vous ?

Aujourd’hui, j’aimerais que les visiteurs de la Bluezone paient une petite somme symbolique pour accéder aux locaux (les 3 Bluezones de la banlieue sont gratuites).

Ce serait un moyen pour les visiteurs de comprendre que cet espace est, certes, mis à leur disposition mais qu’un comportement responsable doit être adopté pour en profiter.

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